Micro, EI, EURL ou SASU :
Lequel te laisse le plus ?
Indique ce que tu prévois de facturer et de dépenser sur une année : le comparateur calcule, pour chaque statut, les cotisations, ce qu’il te reste et ta protection sociale. Les calculs viennent du moteur des simulateurs officiels de l’Urssaf. Rien n’est enregistré.
Ce qui te reste
Chargement du calcul des cotisations…
Comment lire la comparaison
- Hypothèse commune : tout ce qui reste après les charges te revient en rémunération, la même année. Pas de dividendes, pas d’ACRE, et l’impôt sur le revenu n’est pas compté : il dépend de ton foyer.
- Micro-entreprise : les cotisations sont un pourcentage du chiffre d’affaires, et tes charges ne sont pas déductibles. Elle est avantageuse quand tu as peu de charges. Au-delà du plafond, elle n’est plus possible : vérifie où tu en es.
- Entreprise individuelle au réel : les cotisations portent sur le bénéfice, après déduction des charges. Depuis 2022, ton patrimoine personnel est séparé de celui de l’entreprise.
- EURL : le gérant associé unique est travailleur indépendant, comme en entreprise individuelle. Il faut des statuts, un capital et une comptabilité de société.
- SASU : le président est assimilé salarié. Ses cotisations sont plus élevées et lui ouvrent la retraite complémentaire des salariés, mais pas l’assurance chômage. Les dividendes, que ce comparateur ne calcule pas, ne supportent pas de cotisations sociales, mais le prélèvement forfaitaire (impôt et prélèvements sociaux) ; en EURL, la part qui dépasse 10 % du capital supporte des cotisations.
- Dans aucun de ces statuts le dirigeant ne cotise à l’assurance chômage.
- Avec des salariés : ils coûtent la même chose quel que soit le statut. Mais en micro-entreprise, leurs salaires ne se déduisent pas : tu paies des cotisations sur l’argent qui sert à les payer. Plus la masse salariale est grande, plus la micro-entreprise devient perdante. Le détail du coût d’un salarié : calcule-le ici.
Le chiffre le plus élevé n’est pas forcément le bon choix : protection sociale, besoin d’associés ou d’investisseurs, crédibilité auprès des clients et des banques, simplicité de gestion comptent aussi.
Au chômage ? Compare aussi l’ARCE et le maintien de tes allocations. Pour une seule situation, en détail : revenu en micro-entreprise.
Ce que le comparateur ne couvre pas
- Les professions libérales réglementées et celles qui relèvent de la Cipav, l’agriculture, les sociétés à plusieurs associés.
- Le partage entre salaire et dividendes en SASU ou en EURL, l’ACRE, le versement libératoire, le conjoint collaborateur.
Pour ces cas, utilise le simulateur officiel de comparaison des régimes (service-public, qui renvoie vers mon-entreprise.urssaf.fr) : il pose plus de questions.
Sources
- service-public : simulateur de comparaison des régimes sociaux
- mon-entreprise.urssaf.fr : les simulateurs de l’Urssaf, construits avec le même moteur de calcul (paquet modele-social)