ARCE ou maintien de l’ARE :
Quelle aide quand tu crées ton entreprise ?
Depuis le 1er avril 2025, les deux options versent au plus la même somme : 60 % de tes droits restants. La différence, c’est le rythme : un capital en deux fois avec l’ARCE, ou une partie de tes allocations chaque mois avec le maintien. Indique les chiffres de ta notification de droits et ce que tu prévois de gagner. Rien n’est enregistré.
Ce que tu toucherais
Indique ton salaire journalier de référence, ton allocation journalière et tes jours restants.
Règles vérifiées le 23 octobre 2026 sur la circulaire de l’Unédic.
Où trouver tes chiffres
- Sur ta notification de droits ou dans ton espace France Travail : le salaire journalier de référence (SJR) et le montant brut de ton allocation journalière.
- Le nombre de jours restants : la durée de tes droits moins les jours déjà payés, à la date où tu crées ton entreprise.
Les deux options
- ARCE : 60 % de tes droits restants (jours restants × allocation journalière), versés en deux fois. Le premier versement arrive au début de l’activité, le second 6 mois plus tard, si l’entreprise est toujours en activité et que tu n’as pas de CDI à temps plein. Il faut avoir obtenu l’ACRE : pour une micro-entreprise, la demande se fait à l’Urssaf au plus tard le 60e jour après la création.
- Maintien de l’ARE : chaque mois, France Travail retire de tes 30 allocations 70 % de ce que tu as gagné. En micro-entreprise, ce qui compte, c’est le chiffre d’affaires après l’abattement forfaitaire (71 % en vente, 50 % en services, 34 % en libéral). Le maintien s’arrête quand tu as touché l’équivalent de 60 % des jours restants à la création.
- Dans les deux cas, les 40 % restants ne reviennent que si l’activité s’arrête. Les deux aides sont imposables et soumises à la CSG et à la CRDS.
- En société ou au réel, tes revenus ne sont connus qu’en fin d’année : France Travail verse d’abord 70 % de ton allocation à titre provisoire, puis régularise. En micro-entreprise, déclarer ton chiffre d’affaires chaque mois évite les régularisations.
Comment toucher l’aide
Les deux aides ne se cumulent pas : tu choisis l’une ou l’autre. Si tu ne demandes pas l’ARCE, c’est le maintien de l’ARE qui s’applique dès le début de ton activité.
Pour l’ARCE
- Préviens ton conseiller France Travail de ton projet avant de créer : tant que l’activité n’a pas démarré, tu continues à toucher tes allocations normalement.
- Crée ton entreprise après la fin de ton contrat de travail (sur formalites.entreprises.gouv.fr), et garde le justificatif : extrait Kbis, attestation d’immatriculation ou synthèse INPI.
- Obtiens l’ACRE. En micro-entreprise, demande-la à l’Urssaf (autoentrepreneur.urssaf.fr) au plus tard le 60e jour après la création ; sans réponse au bout d’un mois, elle est accordée. En société ou en entreprise au réel, l’Urssaf l’attribue d’elle-même si tu remplis les conditions.
- Dépose la demande d’ARCE dans ton espace France Travail, signée, avec le justificatif de création et l’accord d’ACRE (ou ta demande d’ACRE).
- Pour le second versement, 6 mois après le premier : une attestation sur l’honneur que ton activité continue et que tu n’es pas en CDI à temps plein.
Tu as 2 ans après le début de ton activité pour demander l’ARCE. Passé ce délai, la demande n’est plus recevable.
Pour le maintien de l’ARE
- Déclare le début de ton activité à France Travail, avec le justificatif de création (Kbis, attestation d’immatriculation ou synthèse INPI) : la date de démarrage fixe le plafond de 60 %.
- Chaque mois, lors de ton actualisation, déclare ce que tu as gagné. En micro-entreprise, choisis la déclaration mensuelle de ton chiffre d’affaires à l’Urssaf : le calcul est alors définitif chaque mois, sans régularisation. En trimestriel, envoie le justificatif à la fin de chaque trimestre.
- Envoie tes justificatifs : sans eux, France Travail ne verse que 80 % du montant à titre d’avance.
- En société ou au réel, tes revenus ne sont connus qu’en fin d’exercice : tu touches 70 % de ton allocation à titre provisoire. Garde le procès-verbal ou les statuts qui fixent ta rémunération (ou l’absence de rémunération), et envoie dès avril l’attestation de l’Urssaf ou ton avis d’imposition pour la régularisation annuelle.
Dans les deux cas, reste inscrit à France Travail : tu passes dans la catégorie « créateur d’entreprise ».
Ce que ce simulateur ne calcule pas
- Une fin de contrat antérieure au 1er avril 2025 (anciennes règles).
- Une allocation dégressive (elle baisse au bout de 6 mois), un complément de fin de droits, une demande à l’instance paritaire après le plafond.
- Un emploi salarié gardé à côté de l’entreprise, une activité agricole, plusieurs activités.
- Les différés et le délai d’attente, qui décalent le premier versement.
Dans ces cas, demande le calcul à ton conseiller France Travail. Et dans tous les cas, c’est France Travail qui fixe le montant de tes droits : ce simulateur donne une estimation.
Pour la suite : ce qu’il te restera en micro-entreprise après les cotisations.
Sources officielles
- Unédic : circulaire n° 2025-03 du 1er avril 2025, Fiche 8 (aide à la création ou à la reprise d’entreprise)
- Unédic : cumul de l’allocation et des revenus d’une activité
- Unédic : je veux créer mon entreprise, comment l’Assurance chômage peut-elle m’aider ?
- service-public.gouv.fr : aide à la reprise ou à la création d’entreprise (Arce)