Trouver des clients B2B par LinkedIn
Deux voies en parallèle, et l'endroit exact où l'une se retourne contre toi
Huit étapes, de la première publication au rendez-vous pris. Deux voies menées ensemble : se montrer, qui paie tard, et aller chercher, qui s'épuise. Les volumes annoncés sont des plafonds, pas des objectifs.
Concrètement, ça donne quoi
Tu publies trois fois, personne ne réagit, tu arrêtes. Un mois plus tard tu envoies cent messages copiés-collés, deux personnes répondent et l'une pour t'insulter. Tu conclus que LinkedIn ne marche pas. En réalité les deux voies fonctionnent, mais aucune à l'échelle où tu les as essayées : la première demande six mois de régularité, la seconde vingt contacts lus au lieu de cent envoyés à l'aveugle.
- 1Trafic
Publier ce que tes clients cherchentTaplio - 2TraficSoigner ton profil comme une page de venteRien à installer
- 3ProspectionConstruire une liste de vingt, pas de cinq centsRien à installer
- 4Enrichissement
Retrouver les adresses professionnellesDropcontactvia zapier
- 5Prospection
Écrire à froid sans te faire restreindreLemlistvia zapier - 6Rendez-vous
Faire prendre le rendez-vous sans trois allers-retoursCalendlyvia zapier - 7Base de contacts
Suivre qui en est oùPipedrive - 8MesureComparer ce que chaque voie t'a vraiment rapportéRien à installer
Plus bas : bloque sur un outil ?le recapitulatif et ce que ca coute
Se rendre visible
Personne n'achète à un inconnu. Ces deux étapes ne rapportent rien la première semaine et tout au bout de six mois.
Publier ce que tes clients cherchent
TraficDeux publications par semaine sur ce que tu sais faire, pas sur ta vie. Le but n'est pas d'être vu par beaucoup, c'est d'être reconnu par les trente personnes qui achètent ce que tu vends. Ça ne rapporte rien avant trois mois et ça ne s'arrête plus après.
Tout aussi valables↗↗Clique sur un nom pour le mettre dans la chaîne à la place du premier.
Ces trois-là publient et programment. Aucun n'écrira à ta place ce que tu es seul à savoir.
Transformer un cas client en post LinkedInRédiger
Tu obtiensUn post qui raconte un résultat précis, sans le vocabulaire de séminaire.
Tu dois lui donnerCe que le client voulait, ce que tu as fait, ce que ça a changé, avec un chiffre si tu en as un.
Un client m'a demandé [quoi]. J'ai fait [quoi]. Le résultat : [quoi, avec un chiffre si tu en as un]. Écris un post LinkedIn en français, tutoiement, douze lignes maximum, qui raconte ça dans l'ordre : le problème, ce qui a été fait, le résultat. Pas de question rhétorique en ouverture, pas d'emoji, pas de « et vous ? » à la fin. N'ajoute aucun chiffre ni détail que je ne t'ai pas donné.
À vérifier avant d'y croireDemande l'accord du client avant de le citer, même sans le nommer.
Soigner ton profil comme une page de vente
TraficChaque personne que tu contactes ira voir ton profil avant de répondre. Le titre doit dire ce que tu fais pour qui, pas « fondateur passionné ». La section « Infos » doit tenir en cinq lignes et finir par ce qu'on peut te demander.
Transformer un cas client en post LinkedInRédiger
Tu obtiensUn post qui raconte un résultat précis, sans le vocabulaire de séminaire.
Tu dois lui donnerCe que le client voulait, ce que tu as fait, ce que ça a changé, avec un chiffre si tu en as un.
Un client m'a demandé [quoi]. J'ai fait [quoi]. Le résultat : [quoi, avec un chiffre si tu en as un]. Écris un post LinkedIn en français, tutoiement, douze lignes maximum, qui raconte ça dans l'ordre : le problème, ce qui a été fait, le résultat. Pas de question rhétorique en ouverture, pas d'emoji, pas de « et vous ? » à la fin. N'ajoute aucun chiffre ni détail que je ne t'ai pas donné.
À vérifier avant d'y croireDemande l'accord du client avant de le citer, même sans le nommer.
À indiquer sur : Ton titre, ta bannière et la première ligne de tes infos : c'est tout ce qu'on lit.
Aller chercher, sans se faire restreindre
C'est ici qu'on gagne du temps et qu'on risque son compte. Les garde-fous de cette phase ne sont pas décoratifs.
Construire une liste de vingt, pas de cinq cents
ProspectionLa recherche LinkedIn gratuite suffit pour commencer. Vingt entreprises que tu as vraiment regardées valent mieux que cinq cents filtrées par mots-clés : c'est la différence entre un message qu'on lit et un publipostage qu'on signale.
Sales Navigator fait gagner du temps sur les filtres, pas sur le travail de lecture.
Pas indispensable, mais ça aide
LinkedIn Sales Navigator
Écrire ton premier message à froidRédiger
Tu obtiensTrois versions d'un message court, dont une qui ne ressemble pas à un publipostage.
Tu dois lui donnerCe que tu as vraiment lu sur l'entreprise que tu contactes, et ce que tu vends. Sans le premier, ton message sonnera comme les cent autres qu'elle reçoit.
Je contacte [entreprise ou fonction]. Ce que j'ai lu sur eux et qui est vrai : [une ou deux phrases précises]. Je vends [quoi], et le problème que ça règle est [lequel]. Écris trois versions d'un premier message à froid en français : une de quatre lignes, une qui part de ce que j'ai lu sur eux, une qui ne demande rien d'autre qu'une réponse par oui ou par non. Aucune flatterie, aucune question rhétorique, pas de « j'espère que vous allez bien ». N'invente rien sur cette entreprise au-delà de ce que je viens de te donner.
À vérifier avant d'y croireLe modèle ne connaît pas l'entreprise que tu contactes : tout ce qu'il écrit à son sujet et que tu ne lui as pas donné est inventé. Et en prospection B2B, la personne doit pouvoir comprendre pourquoi tu la contactes et se désinscrire facilement — vérifie les obligations sur le site de la CNIL avant ta première campagne.
À indiquer sur : Un tableur : nom, entreprise, ce que tu as vu chez eux qui justifie ton message.
Retrouver les adresses professionnelles
EnrichissementLinkedIn ne donne pas les adresses. Ces outils les reconstituent à partir du nom et du domaine, avec un taux de réussite qui tourne autour des deux tiers. Les adresses non vérifiées se jettent : envoyer sur une adresse morte abîme ta réputation d'expéditeur pour les suivantes.
Tout aussi valables↗↗Clique sur un nom pour le mettre dans la chaîne à la place du premier.
Ils se valent sur le principe. Dropcontact est français et ne stocke pas les données qu'il enrichit, ce qui simplifie ta conformité.
Écrire à froid sans te faire restreindre
ProspectionTrente messages par jour au maximum, jamais plus, et toujours depuis un domaine dédié à la prospection plutôt que celui de tes factures. L'automatisation LinkedIn est la plus tentante et la plus risquée : elle contrevient aux conditions d'utilisation et une restriction de compte se rattrape mal.
Alternatives↗
Écrire ton premier message à froidRédiger
Tu obtiensTrois versions d'un message court, dont une qui ne ressemble pas à un publipostage.
Tu dois lui donnerCe que tu as vraiment lu sur l'entreprise que tu contactes, et ce que tu vends. Sans le premier, ton message sonnera comme les cent autres qu'elle reçoit.
Je contacte [entreprise ou fonction]. Ce que j'ai lu sur eux et qui est vrai : [une ou deux phrases précises]. Je vends [quoi], et le problème que ça règle est [lequel]. Écris trois versions d'un premier message à froid en français : une de quatre lignes, une qui part de ce que j'ai lu sur eux, une qui ne demande rien d'autre qu'une réponse par oui ou par non. Aucune flatterie, aucune question rhétorique, pas de « j'espère que vous allez bien ». N'invente rien sur cette entreprise au-delà de ce que je viens de te donner.
À vérifier avant d'y croireLe modèle ne connaît pas l'entreprise que tu contactes : tout ce qu'il écrit à son sujet et que tu ne lui as pas donné est inventé. Et en prospection B2B, la personne doit pouvoir comprendre pourquoi tu la contactes et se désinscrire facilement — vérifie les obligations sur le site de la CNIL avant ta première campagne.
Transformer en rendez-vous
Un contact qui répond n'est pas un client. Cette phase existe pour que rien ne se perde entre le oui et l'agenda.
Faire prendre le rendez-vous sans trois allers-retours
Rendez-vousLe lien de réservation dans la signature et dans le dernier message de la séquence. Un créneau qu'on prend en deux clics se prend ; un créneau qu'il faut négocier par e-mail se perd.
Tout aussi valables↗Clique sur un nom pour le mettre dans la chaîne à la place du premier.
Les deux font la même chose gratuitement. Calendly est plus connu, Doodle plus simple.
Suivre qui en est où
Base de contactsAvec deux voies d'acquisition en parallèle, la mémoire ne suffit plus : il faut savoir d'où vient chaque contact pour juger laquelle des deux paie. Une colonne « origine » vaut tout le reste du paramétrage.
Pipedrive est pensé pour le suivi commercial, Airtable pour ceux qui préfèrent un tableur. Le choix dépend de ton rapport aux outils, pas de leurs fonctions.
Mettre ta liste en vrac au format que ton CRM avaleFaire un tableau
Tu obtiensUn tableau en colonnes propres, prêt à importer, sans ressaisir cent contacts à la main.
Tu dois lui donnerTa liste telle qu'elle existe : notes, signatures d'e-mails, cartes de visite retapées. Et les noms exacts des colonnes que ton CRM attend.
Voici mes contacts, dans le désordre et dans des formats différents : [colle ici]. Mon CRM attend ces colonnes : [liste des colonnes]. Rends-moi un tableau avec exactement ces colonnes, une ligne par contact. Si une information manque, laisse la case vide plutôt que de la deviner. Si deux lignes semblent être la même personne, garde-les toutes les deux et signale-le sous le tableau.
À vérifier avant d'y croireVérifie les adresses e-mail et les téléphones avant d'importer : c'est précisément ce qu'un modèle reformule le plus volontiers.
Savoir laquelle des deux voies paie
Publier et prospecter ne coûtent pas le même effort. Au bout de trois mois, il faut savoir laquelle arrêter.
Comparer ce que chaque voie t'a vraiment rapporté
MesureAu bout de trois mois, compte deux chiffres : combien de rendez-vous sont venus de tes publications, combien de ta prospection. Puis divise par le temps passé. La réponse surprend souvent, et elle dit laquelle des deux arrêter.
Lire tes chiffres du mois et en tirer une actionAnalyser
Tu obtiensCe qui a bougé, ce qui ne veut rien dire, et la seule chose à changer le mois prochain.
Tu dois lui donnerLes chiffres réels, copiés depuis ton outil de mesure. Sans eux, tu n'obtiendras que des généralités.
Voici mes chiffres du mois, copiés depuis mon outil de mesure : [colle ici]. Le mois précédent : [colle ici]. Mon objectif est [ton objectif]. Réponds en trois parties : ce qui a réellement bougé, ce dont l'écart est trop petit pour vouloir dire quelque chose, et la seule action que tu me conseilles pour le mois prochain. Ne commente aucun chiffre que je ne t'ai pas donné.
À vérifier avant d'y croireSur de petits volumes, une variation de quelques visites ne veut rien dire. Si le modèle en tire une conclusion, méfie-toi.
À indiquer sur : La colonne « origine » du CRM. Sans elle, ce calcul est impossible.
Bloqué sur un outil ? Demande, quelle que soit l'étape
Ces trois-là valent pour n'importe lequel des outils ci-dessus. Personne ne naît en sachant se servir d'un CRM, et un écran incompréhensible n'est pas une raison d'abandonner la chaîne.
Te faire expliquer un écran où tu es perduSe faire aider
Tu obtiensCe que fait chaque partie de l'écran devant toi, en français normal, puis les clics exacts pour ton objectif.
Tu dois lui donnerUne capture de l'écran, ou le texte que tu y lis, et ce que tu essaies de faire.
Je suis sur [nom de l'outil], sur l'écran [décris-le, ou colle une capture]. J'essaie de [ce que tu veux faire] et je ne trouve pas. Explique-moi ce que fait chaque partie de cet écran en français simple, sans vocabulaire de logiciel, puis donne-moi les clics exacts pour arriver à mon objectif. Si tu n'es pas sûr de l'interface actuelle, dis-le plutôt que de deviner.
À vérifier avant d'y croireLes interfaces changent souvent et le modèle décrit celle qu'il a apprise, pas forcément celle que tu as sous les yeux. Si ses clics ne correspondent à rien, c'est lui qui se trompe, pas toi.
Traduire le vocabulaire de l'outil dans ton métierSe faire aider
Tu obtiensCe que veulent dire les mots que l'outil emploie, avec un exemple pris dans ton activité.
Tu dois lui donnerLes mots qui te bloquent, et ce que tu vends.
J'utilise [nom de l'outil]. Mon activité : [ce que tu fais, en une phrase]. Je bute sur ces mots : [la liste]. Explique chacun en une phrase, en français courant, avec un exemple pris dans mon activité à moi. Pas de définition de dictionnaire : dis-moi à quoi ça sert concrètement pour quelqu'un qui fait ce que je fais.
Comprendre un message d'erreurSe faire aider
Tu obtiensCe que l'erreur veut dire, et deux ou trois choses à essayer, de la plus simple à la plus compliquée.
Tu dois lui donnerLe message exact, copié-collé, et ce que tu faisais juste avant.
Sur [nom de l'outil], j'obtiens ce message : [colle le message exact]. Juste avant, je faisais [ce que tu faisais]. Explique-moi en français simple ce que ça veut dire, puis donne-moi deux ou trois choses à essayer, de la plus simple à la plus compliquée. Si le message ne suffit pas pour conclure, dis-moi quoi regarder de plus au lieu de deviner.
Le récapitulatif, et où le gratuit s'arrête
| Étape | Outil | Sans payer, tu as | Coût par mois |
|---|---|---|---|
| Publier ce que tes clients cherchent | Taplio | — | 34 € |
| Soigner ton profil comme une page de vente | Rien à installer | — | 0 € |
| Construire une liste de vingt, pas de cinq cents | Rien à installer | — | 0 € |
| Retrouver les adresses professionnelles | Dropcontact | — | 79 € |
| Écrire à froid sans te faire restreindre | Lemlist | — | 61 € |
| Faire prendre le rendez-vous sans trois allers-retours | Calendly | Un seul type d'événement et un seul agenda connecté, mais un nombre de rendez-vous non limité. | 0 € |
| Suivre qui en est où | Pipedrive | — | 12 €par utilisateur, engagement annuel |
| Comparer ce que chaque voie t'a vraiment rapporté | Rien à installer | — | 0 € |
| Total | 5 outils | 186 € par mois |
Et ensuite
Les paliers gratuits et les tarifs changent sans préavis. Relevés sur les pages officielles des éditeurs le 26 septembre 2026. Une erreur ? Signale-la.