Les chiffres de l’entreprenariat en France 2025

56 % des Français ont une bonne image des entrepreneurs - Le Lab Entrepreneur

L’entrepreneuriat est perçu comme un levier de transformation sociale et économique.

Création d’entreprises & dynamique entrepreneuriale

Nouveau record !

Le nombre de créations progresse de +6 % vs 2023, preuve que l’envie d’entreprendre reste très forte malgré le contexte.

Info :

Sur un an glissant, on dépasse 1,13 million de créations, soit un flux entrepreneurial massif et continu.

Info :

L’écosystème start-up français est désormais une vraie “industrie” à part entière, concentrée dans le numérique et les services innovants.

Info :

Le régime micro-entrepreneur reste la porte d’entrée n°1 : près des 2/3 des nouvelles entreprises passent par ce statut.

Info :

La très grande majorité des projets commencent sans salariés, avec une montée en puissance de l’emploi dans un second temps.

Info :

La parité progresse : près d’un créateur individuel sur deux est une créatrice, mais les écarts persistent sur certains secteurs et formes juridiques.

l’entrepreneuriat en France et en Europe connaît un essor sans précédent, porté par une et une toujours plus ancrée. Plusieurs facteurs stimulent cette dynamique :

  • : Création d’entreprise en 48h, guichets uniques, aides financières ciblées (ACRE, ARCE, subventions vertes) et accompagnement renforcé (incubateurs, pépinières, réseaux comme French Tech ou BPI France) rendent l’aventure entrepreneuriale plus accessible.
  • L’essor du numérique : Les outils low-code, l’IA et les plateformes SaaS permettent de , tandis que les marchés en ligne et les réseaux sociaux offrent une visibilité immédiate.
  • Une demande croissante pour des : Les consommateurs et investisseurs privilégient les entreprises engagées (écologie, économie sociale et solidaire), créant des opportunités dans les green tech, la santé durable ou les services collaboratifs.
  • La résilience post-crise : Les entrepreneurs tirent les leçons des bouleversements récents (pandémie, inflation) en misant sur des modèles agiles, locaux et résilients (circuits courts, abonnements, économie de la fonctionnalité).

Les comme la transition énergétique, la silver économie ou les services B2B digitalisés attirent de nouveaux talents, tandis que les territoires (métropoles comme zones rurales) se mobilisent pour soutenir l’innovation via des tiers-lieux, fab labs et fonds régionaux.
Les levées de fonds restent dynamiques, notamment pour les startups tech et impact, et les se multiplient, dopés par les départs à la retraite des baby-boomers.

Résultat : l’, avec une explosion des micro-entreprises, des coopératives et des scale-ups, mais aussi des projets hybrides mêlant salariat et indépendance.
Les (réseaux, clubs, événements) jouent un rôle clé pour briser l’isolement et accélérer la croissance.

En 2025-2026, entreprendre, c’est aussi s’inscrire dans un  où sont les maîtres-mots !

Pérennité des entreprises : le vrai risque de la 3e–5e année

Info :

En France, 8 entreprises sur 10 passent le cap critique des 3 ans, hors micro-entrepreneurs.

Info :

À 5 ans, 7 entreprises sur 10 survivent : le risque existe, mais la faillite rapide n’est pas la norme.

Info :

Les PME constituent l'épine dorsale de l'économie européenne, représentant 99,8 % des entreprises

Info :

90 % des entreprises sont encore actives après 1 an, mais seulement 50 % le sont après 5 ans.
La première année est cruciale, mais la pérennité à long terme reste un défi majeur pour les entrepreneurs.

Info :

un niveau stable malgré la hausse post-Covid.
Les défaillances restent maîtrisées, mais les entrepreneurs doivent anticiper les risques financiers et juridiques

Info :

Seules 10 % des entreprises anticipent une croissance dans les 6 prochains mois (novembre 2025).
L’instabilité politique et économique pèse sur la confiance des dirigeants, qui privilégient la prudence.

Tu as réussi à passer les deux premières années ? Bravo ! Mais attention : la 3ᵉ à la 5ᵉ année est souvent la période la plus risquée pour la pérennité de ton entreprise. En France, seulement 50 % des entreprises sont encore actives après 5 ans, et c’est entre la 3ᵉ et la 5ᵉ année que le taux de survie chute le plus fortement.
Pourquoi ce cap est-il si délicat, et surtout, comment le franchir avec succès ?
On te décrypte tout, avec des solutions concrètes et des exemples inspirants.

Pourquoi la 3ᵉ–5ᵉ année est-elle si critique ?

La fin des “effets de lancement”
  • Les aides et subventions (ACRE, NACRE, prêts à taux zéro) prennent fin, et les premières économies sont souvent épuisées.
  • Les clients “early adopters” (amis, famille, réseau proche) ne suffisent plus : il faut conquérir un marché plus large et faire face à une concurrence accrue.
  • Les erreurs de jeunesse (mauvaise gestion, offre mal ciblée) commencent à peser lourdement sur la trésorerie.
Les défis financiers s’intensifient
  • Besoin d’investir (recrutement, matériel, innovation) pour grandir, mais manque de liquidités après les premières années difficiles.
  • Les banques et investisseurs deviennent plus exigeants : ils veulent voir des preuves de rentabilité avant de financer la croissance
  • Les retards de paiement des clients (surtout pour les B2B) peuvent étouffer la trésorerie et mener à la faillite.
La fatigue entrepreneuriale
  • Burn-out : Après 2–3 ans à tout gérer seul(e), la motivation peut fléchir, surtout si les résultats ne suivent pas.
  • Isolement : Beaucoup d’entrepreneurs se sentent seuls face aux défis, sans réseau de soutien.
  • Doute : “Est-ce que mon modèle est viable ? Dois-je pivoter ou persévérer ?” — des questions qui paralysent si on n’a pas de réponses claires.
La concurrence se durcit
  • Les concurrents (y compris les géants du secteur) réagissent à ton succès et peuvent baisser leurs prix ou lancer des offres similaires.
  • Les clients deviennent plus exigeants : Ils veulent plus de qualité, de personnalisation et de réactivité, sans forcément payer plus cher.
Les obligations légales et fiscales se complexifient
  • Fin du régime simplifié (pour les micro-entreprises qui dépassent les seuils).
  • Contrôles fiscaux et sociaux plus fréquents (URSSAF, impôts, normes sectorielles).
  • Gestion des salariés (si tu recrutes) : contrats, paie, conflits… un casse-tête si tu n’es pas bien accompagné

Profil des entrepreneurs

Info :

soit 14,7 millions de personnes.
L’entrepreneuriat s’ancre durablement dans la culture française, avec une envie croissante d’indépendance

Info :

27 % des Français envisagent de créer ou reprendre une entreprise en 2025, un niveau record depuis le Covid-19.
→ L’appétence pour l’entrepreneuriat n’a jamais été aussi forte, malgré les incertitudes économiques.

Info :

Cet âge diminue légèrement puisqu’il était de 36 ans depuis quelques années. Il faut dire que 40 % des créateurs d’entreprise ont moins de 30 ans

Info :

71 % des sociétés sont familiales. Et, d’après un récent baromètre EY, la moitié d’entre elles seront transmises dans les dix prochaines années. La transmission intrafamiliale apparaît ainsi comme un levier de pérennité et de transformation pour les entreprises

Info :

Si le baccalauréat est encore vu par de nombreux parents comme un sésame incontournable pour la réussite professionnelle de leur progéniture, il faut savoir qu’un quart des créateurs d’entreprise n’ont pas leur bac, d’après l’Insee

Info :

60 % des moins de 30 ans sont engagés dans une dynamique entrepreneuriale.
→ Les jeunes générations embrassent massivement l’entrepreneuriat, portées par l’innovation et le digital.

En 2025-2026, les entrepreneurs se distinguent par leur diversité, leur résilience et leur volonté d’impact. On observe plusieurs profils marquants :

  • Les , souvent jeunes et hyperconnectés, lancent des projets , en misant sur l’innovation et les outils digitaux (IA, no-code, automatisation). Pour eux, l’entrepreneuriat rime avec flexibilité et sens : ils privilégient les modèles agiles, collaboratifs et alignés avec leurs valeurs (écologie, inclusion, bien-être).
  • Les seniors et reconvertis, forts de leur expérience, se tournent vers l’artisanat, le conseil ou les , combinant expertise et recherche de sens. Leur atout ? Un réseau solide et une approche pragmatique.
  • Les freelances et slasheurs, de plus en plus nombreux, cumulent plusieurs activités pour diversifier leurs revenus et concilier passion et stabilité. Ils incarnent l’ère du travail “à la carte”, boostés par les plateformes et les communautés en ligne.
  • Les entrepreneurs sociaux, portés par l’urgence climatique et les inégalités, créent des entreprises à mission, coopératives ou solidaires, avec un focus sur l’.
  • Les repreneurs, qui rachètent des TPE/PME pour les moderniser (transition numérique, écologie) ou les transmettre, souvent avec un ancrage local fort.

Ces profils partagent des traits communs :

  • une appétence pour le risque maîtrisé,
  • une sensibilité aux enjeux RSE,
  • et une adaptation constante aux mutations du marché (télétravail, sobriété, réglementations).

Ils misent aussi sur l’intelligence collective, via des réseaux, incubateurs ou collectifs, pour innover et mutualiser les ressources. Enfin, les continuent de gagner du terrain, notamment dans les secteurs de la santé, du numérique et de l’économie verte, portées par des .

Leur moteur ? Allier performance économique et contribution positive, tout en répondant aux attentes d’une .

Secteurs porteurs et tendances

Les secteurs les plus dynamiques en 2025 – 2026

Les entrepreneurs se tournent vers des marchés en forte croissance, liés aux enjeux sociétaux et technologiques

IA - Intelligence artificielle - Le Lab Entrepreneur
Transition écologique - Le Lab Entrepreneur
Cybersecurité - Le lab Entrepreneur
Silver economie - Le Lab Entrepreneur

En 2025-2026, l’entrepreneuriat se concentre sur des secteurs dynamiques, portés par les évolutions technologiques, les enjeux environnementaux et les nouveaux modes de consommation. Parmi les domaines les plus prometteurs :

  • La (énergies renouvelables, économie circulaire, mobilité durable) et les green tech, boostées par les réglementations et la demande croissante des consommateurs.
  • La santé et le bien-être (, nutrition personnalisée, silver économie), avec une population de plus en plus attentive à sa qualité de vie.
  • Le (SaaS, cybersécurité, automatisation, outils low-code), indispensables pour moderniser les entreprises et répondre aux besoins des marchés.
  • L’, en plein essor grâce à la recherche de produits locaux, durables et de qualité.
  • Les (freelance, conseil, formation en ligne), soutenus par la digitalisation et l’évolution des modes de travail (télétravail, nomadisme).
  • L’ (aliments bio, alternatives végétales, circuits courts), en réponse aux attentes d’une alimentation saine et responsable.

Les tendances clés incluent aussi l’ (expérience client sur mesure), l’ (plateformes de partage, location), et les et l’inclusion (services adaptés, technologies d’assistance). Enfin, les et à la gagnent en importance, tout comme les services liés à la des logements.

Ton projet s’inscrit dans l’une de ces tendances ? C’est le moment de te lancer, en misant sur l’innovation, la différenciation et un .

Les secteurs qui concentrent 50 % des créations

Ces secteurs traditionnels restent attractifs, mais se réinventent avec des modèles hybrides et innovants

Commerce - Le Lab Entrepreneur
Commerce - Le Lab Entrepreneur
Restauration - Le Lab Entrepreneur
Transports - Le Lab Entrepreneur

Transmission et reprise d’entreprises

Info :

40 % des dirigeants de TPE-PME-ETI prévoient de transmettre leur entreprise d’ici 2030, soit 370 000 entreprises et 3 millions d’emplois concernés.
La transmission devient un enjeu stratégique, mais les freins psychologiques et administratifs persistent

Info :

D’après les calculs de Bpifrance, 310 000 TPE, 58 000 PME et 1 200 ETI pourraient ainsi passer la main d’ici 2030. Ces chiffres sont toutefois à nuancer car si le volume actuel des transmissions se maintient, seules 130 000 seront transmissibles

Pourquoi la transmission est-elle un enjeu crucial ?

  • Pérenniser les emplois : Une transmission réussie permet de sauvegarder les emplois et de maintenir l’activité économique locale.
  • Stimuler l’innovation : Les repreneurs apportent souvent un (digitalisation, diversification, modernisation) à l’entreprise.
  • Dynamiser les territoires : Les transmissions favorisent l’ancrage des activités dans les régions, évitant les déserts économiques.

Les freins à la transmission

Malgré les opportunités, de nombreux obstacles persistent :

  • Freins psychologiques : Beaucoup de dirigeants hésitent à transmettre par à leur entreprise ou par peur de l’échec du repreneur.
  • Complexité administrative et fiscale : Les démarches sont souvent , décourageant les cédants et les repreneurs.
  • Difficultés de financement : Les repreneurs peinent parfois à ou à obtenir un prêt bancaire.
  • Manque d’accompagnement : Les dirigeants ne savent pas toujours ni quelles sont les étapes clés d’une transmission réussie.

Les solutions pour faciliter les transmissions

Pour répondre à ces défis, plusieurs pistes sont envisagées :

  • Simplifier les démarches : Créer un pour centraliser les formalités et réduire les délais.
  • Alléger la fiscalité : Étendre les dispositifs comme Dutreil ou créer un pour inciter les cédants.
  • Accompagner les cédants et repreneurs : Proposer des formations, des mentorats et des outils pratiques (simulateurs de valorisation, modèles de contrats).
  • Faciliter le financement : Développer des prêts à taux zéro ou des fonds de garantie pour sécuriser les repreneurs.
  • Sensibiliser les dirigeants : Montrer que transmettre son entreprise est une réussite, et non un échec, via des campagnes de communication et des témoignages inspirants.

Peur de l’échec, culture du risque & IA (monde)

Info :

Presque 1 personne sur 2 renonce à lancer une entreprise uniquement par peur d’échouer, en hausse par rapport à 44 % en 2019.

Info :

47 % de ceux qui voient une bonne opportunité ne la saisissent pas à cause de la peur.
Même quand l’opportunité est perçue, la peur bloque presque un entrepreneur potentiel sur deux.

En 2025, la peur de l’échec reste l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat, malgré un écosystème de plus en plus favorable à la création d’entreprise. Pourtant, dans un monde où l’intelligence artificielle (IA) et les nouvelles technologies transforment les modèles économiques, la culture du risque évolue, et les entrepreneurs apprennent à tirer parti des échecs pour innover et grandir. Voici comment ces dynamiques se jouent à l’échelle mondiale, et comment les entrepreneurs s’adaptent.

Pourquoi les entrepreneurs ont-ils encore peur d’échouer ?

  • Pression sociale et financière : Dans de nombreux pays (France, Japon, Corée du Sud), l’échec entrepreneurial est encore perçu comme un stigmate, surtout dans les cultures où la stabilité professionnelle est valorisée
  • Risque financier : Beaucoup craignent de perdre leurs économies ou de s’endetter, surtout dans les secteurs très compétitifs (tech, e-commerce).
  • Manque de filet de sécurité : Dans les pays où les aides sociales ou les dispositifs de rebond (comme le chômage pour entrepreneurs) sont faibles, le risque est perçu comme plus élevé.

Digitalisation des entreprises & IA en Europe

Info :

78 % des dirigeants de TPE:PME françaises interrogés en 2025 jugent la transformation numérique comme prioritaire. Même dans les plus petites structures, la prise de conscience est forte : le numérique est vu comme un levier essentiel.

Info :

85% en 2024 ont au moins une solution de visibilité en ligne ( internet ou réseaux sociaux ). 67 % ont un site internet présentant l’activité de l’entreprise ;
61 % ont au moins un compte de réseau social

Info :

26 % des TPE PME disposent au moins d’une solution de vente en ligne (taux comparable aux années précédentes). Ce taux varie fortement en fonction du secteur : on trouve ainsi en tête l’hébergement-restauration (49 %), le commerce (43 %), et l’industrie agroalimentaire (36 %).

Info :

13 % des TPE PME ont indiqué avoir recours à des solutions d’intelligence artificielle. Les taux d’utilisation les plus importants sont constatés dans les secteurs du numérique (40 %) et des services spécialisés et techniques (bureaux d’étude, ingénierie, architectes, avocats, etc.) (22 %). En revanche, ils sont les plus faibles dans l’industrie agro-alimentaire (6 %) et l’agriculture (4 %)

Info :

pour 40 % des TPE PME le numérique permet d'augmenter le chiffre d'affaires . pour 35 % d’entre elles, il permet d’augmenter les bénéfices (nouvelle donnée) ;
pour 77 % des TPE PME, il facilite la communication avec les clients (stable) ;
et pour 78 % d’entre elles, il facilite l’externalisation de certaines fonctions telles que la comptabilité, la paye, et la communication

Info :

37 % des TPE PME qui proposent la vente en ligne ou le paiement en ligne . 40 % des PME). Certaines entreprises ont en effet une solution de paiement en ligne mais pas de solution de vente en ligne (et inversement) :
27 % des TPE PME disposent au moins d’une solution de vente en ligne ;
26 % d’une solution de paiement en ligne (taux comparables aux années précédentes).

En 2025, la digitalisation et l’intelligence artificielle (IA) ne sont plus des options pour les entreprises européennes, mais des leviers de survie et de croissance. Pourtant, si les grands groupes et les startups tech ont massivement adopté ces outils, les utilisent à leur plein potentiel. Pourquoi un tel écart ? Quels sont les freins, les opportunités et les solutions concrètes pour les petites structures ? On fait le point, avec des exemples inspirants et des pistes pour accélérer ta transition numérique sans te ruiner.

Les secteurs les plus (et les moins) digitalisés

En tête :

  • Tech et SaaS (logique !).
  • E-commerce et logistique (automatisation des entrepôts, chatbots).
  • Santé (télémédecine, diagnostics assistés par IA).
  • Banque/Finance (robo-advisors, détection de fraudes).

À la traîne :

  • Artisanat et BTP (seulement 20 % des entreprises utilisent des outils digitaux).
  • Restauration et commerce de proximité (résistants aux caisses automatiques et aux commandes en ligne).
  • Agriculture (sauf exceptions comme les fermes high-tech aux Pays-Bas).